ETAT DES LIEUX

Dans leurs opérations transactionnelles, les acteurs du marché se référent à certains documents censés attestés de l'authenticité d'une oeuvre. Le Certificat est un de ces documents, il en est même le principal. Ce document doit accompagner l'oeuvre tout au long de son parcours afin d'identifier et authentifier cette dernière.

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UNE PLURALITÉ D’ÉMETTEURS

On pourrait s’attendre à ce que la personne habilitée à émettre ces certificat soient l’artiste lui-même or en pratique de nombreux acteurs peuvent éditer ce document, véritable sésame.
Il peut s’agir du galeriste, d’un expert généraliste ou spécialisé, de marchands d’art (qui peuvent être également des galeristes voire des experts), des amateurs d’art ayant un lien particulier avec l’Oeuvre d’un artiste, des commissaires-priseurs, des ayants-droits via les fondations notamment, des Comités etc…

La valeur du certificat dépendra donc, in fine, de la notoriété de celui qui l’émet et la reconnaissance de son expertise ou de sa légitimité par le marché. Ce qui autorise certains à parler de connivence, d’intérêts partagés pour ne pas dire plus. D’autres appellent à plus de transparence et de professionnalisme d’autant que des expertises ont souvent été remise en cause affectant du coup la confiance quant à l’authenticité et la valeur des documents émis et, par ricochet, des oeuvres elle-mêmes.

Avec l’essor du marché de l’Art en ligne et sa santé “insolente”, en dépit du contexte économique et financier, cette situation crée de fait des opportunités évidentes pour la fraude.
En effet, pour le commerce en ligne, il n’existe aucune obligation de produire un certificat d’authenticité. Les plateformes elles-mêmes évitent soigneusement, dans leur conditions générales, de “s’imposer” de telles obligations au risque d’engager leur responsabilité. Ce qui en soit n’est pas forcément condamnable car l’activité d’une marketplace est de réunir en un seul endroit l’offre et la demande, pas de s’assurer de la légalité ni de l’exactitude des informations fournies.



File LE PRINCIPE D’UNICITÉ - ÉCART ENTRE THÉORIE ET PRATIQUE

Normalement, ce certificat doit être unique (tout comme l’oeuvre). Il ne devrait pas exister de duplicata.
Sa perte est susceptible d’entraîner de nombreuses difficultés, en refaire un nécessite certaines vérifications afin de s’assurer qu’il s’agisse bien de l’oeuvre originale et que le demandeur soit légitimement fondé, dans ses droits, à en réclamer un nouveau.

On pourrait s’attendre à ce que la personne habilitée à émettre ces certificat soient l’artiste lui-même or en pratique de nombreux acteurs peuvent éditer ce document, véritable sésame.
Il peut s’agir du galeriste, d’un expert généraliste ou spécialisé, de marchands d’art (qui peuvent être également des galeristes voire des experts), des amateurs d’art ayant un lien particulier avec l’Oeuvre d’un artiste, des commissaires-priseurs, des ayants-droits via les fondations notamment, des Comités etc…



Ico AUCUN STANDARD, NI AUCUNE RÉGLEMENTATION

Comme nous l’avons vu, en pratique, beaucoup de personnes peuvent émettre un certificat. Ajoutons à cela qu’il n’existe aucune norme officielle quant au formalisme d’un certificat, quant à la conservation ou le chiffrement.

De fait il existe autant de certificats différents que d’émetteurs.

Autre élément potentiellement perturbateur, l’absence d’homogénéité dans les libellés du certificat. En effet le Marché de l’Art a ses propres termes pour désigner précisément l’objet qu’il décrit.
Toutefois force est de constater que ce qu’on appelle Marché est constitué avant tout de marché nationaux avec des acteurs locaux. Ces derniers ne s’accordant pas systématiquement, le champs terminologique est vaste.

Prenons un exemple le terme “medium” qui peut avoir plusieurs significations:


Au-delà de la vision des uns et des autres, force est de constater qu’il n’existe pas de terminologie réellement unifiée. Et nous n’aborderons même pas les décalage dans les traductions lexicales entre langues étrangères !



Ico LA RECONNAISSANCE

Cette absence de “norme”, pose également le problème de la reconnaissance des certificats, entre acteurs d’un même pays, d’une même zone. Or, nous parlons d’un Marché globalisé notamment avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Il n’est pas rare d’observer un minimum de scepticisme de la part d’un professionnel étranger lors de transactions, essentiellement de gré à gré.
La valeur du certificat dépendra donc, in fine, de la notoriété de celui qui l’émet et la reconnaissance de son expertise ou de sa légitimité par le marché.
Ce qui autorise certains à parler de connivence, d’intérêts partagés pour ne pas dire plus. D’autres appellent à plus de transparence et de professionnalisme d’autant que des expertises ont souvent été remise en cause affectant du coup la confiance quant à l’authenticité et la valeur des documents émis et, par ricochet, des oeuvres elle-mêmes.

Notons que c’est d’ailleurs un frein à ce type de transaction en plus de la question de l’authenticité de l’oeuvre originales, entendu dans ses qualités physiques intrinsèques.



Ico UNE ÉCONOMIE DE LA CERTIFICATION ?

On observe parfois, dans la pratique, une forme de monétisation des certificats que ce soit en terme d’édition ou de ré-édition.

Certains parlent même d’une économie de la certification à l’initiative de plusieurs acteurs (que ce soit des galeries, des artistes, des ayants-droits …).

Avec Blockchain, les formalités de certification se trouvent simplifiées, leur délivrance automatisée et sécurisée. De la même manière, il n’y aurait plus à craindre les cas de perte, de destruction, de duplication et de falsification.

Certains pourraient arguer la mise en péril d’une activité participant de modèles économiques éprouvés, certes.

La position de SEEZART est claire :
Notre démarche n’est pas de porter un jugement sur les us et coutumes ni de défendre ou protéger des modèles économiques !
SEEZART se concentre sur la résolution de problèmes, sur des réponses efficaces aux besoins et aux attentes, à l’optimisation des process opérationnels du marché de l’Art sur toute la chaîne de valeur d’une oeuvre.



Ico AUTRES CAS D’APPLICATION DE LA CERTIFICATION

Réduire la certification à la simple attestation d’authenticité d’une oeuvre est loin d’être suffisant.
En effet, le marché de l’Art fait intervenir un grand nombre d’acteurs et d’actions qui s’exercent sur une oeuvre tout au long de son cycle de vie. Il apparaît que les process actuels peuvent être optimisés en mobilisant des smart-contracts et une infrastructure de nature à simplifier, faciliter l’ensemble des interactions tout en assurant le respect des conditions contractuelles et légales (notamment les exigences de KYC).
La globalité des processus peuvent et devraient faire l’objet d’une certification afin d’offrir une sécurité renforcée et autant de garanties que possible. L’objectif étant d’apporter une Confiance Numérique sur un marché en mutation digitale, au bénéfice de tous les agents économiques.

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