La tempête s'abat sur le marché du mobilier XVIIIe

La 28e édition de la Biennale des Antiquaires s’est clôturée hier au Grand Palais.
Rendez-vous incontournable depuis 50 ans pour découvrir des pièces uniques, cette édition 2016 a malheureusement été entachée d’une triste actualité.
Tout d’abord l’affaire des fausses chaises de Versailles dans laquelle trois des plus grandes galeries parisiennes (Lupu, Aaron et Kraemer)  se sont retrouvées emportées dans une vaste enquête. Bill Pallot, pilier de la galerie Aaron ayant avoué avoir fait fabriquer “par jeu” une paire de chaise imitées de celles de Marie Antoinette au Belvédère.

Chaise de François-Toussaint Foliot pour le Belvédère de Trianon (©musées de Versailles et de Trianon).

Malgré les mesures prises par le conseil d’administration de la Biennale pour rassurer ses collectionneurs mais aussi l’ensemble de la profession (les galerie Kraemer et Aaron n’y ont pas participé), le bruit s’est ensuite répandu qu’une fausse commode classée Trésor national serait exposée au Louvre.

Benjamin Steinitz (©Brafa Art Fair)

À court terme, c’est un coup dur pour nous, mais à long terme, cela permettra d’assainir ce domaine. Je continue mon métier avec la même passion même si c’est de plus en plus dur de trouver des pièces d’exception et de nouveaux clients qui nous font confiance».
— Benjamin Steinitz , antiquaire

Ces scandales de faux meubles n’ont heureusement pas réussi à éclipser le travail des antiquaires sérieux qui accordent une importance primordiale à fournir une provenance irréprochable aux objets qu’ils proposent, ni à ternir la motivation de la Biennale qui, dès 2017, relèvera le challenge de devenir annuelle.

Tout comme Dominique Chevalier, nous pensons nous aussi qu’il n’y a pas de problèmes mais que des solutions !