Looking for Mona

En 1911, le scandale éclate : l'oeuvre la plus célèbre au monde, La Joconde de Léonard de Vinci, a disparu des salles du Louvre!

La France est sous le choc, et l'émotion gagne bientôt le monde entier, consciente d'avoir peut-être subi une perte irréparable. 

On invoque la folie, craignant que l'auteur du larcin - forcément un déséquilibré - ne la détruise tout bonnement : il se sait traqué et l'oeuvre est tout simplement invendable.

Le vol est survenu un lundi, jour de fermeture du musée. Il est donc le fait d'une personne autorisée : gardiens, ouvriers, copistes munis d'autorisations, photographes...)

Une empreinte digitale est retrouvée sur le cadre et la boîte vitrée qui protégaient le célèbre tableau, abandonnés dans un escalier de service. 

257 personnes sont entendues. Toutes sont de fausses pistes.

L'enquête piétinera pendant 2 ans sans qu'on n'ait la moindre trace du tableau de Léonard de Vinci!

 

En 1913, on découvre enfin ce qui s'est passé : Mona Lisa a bien été dérobée par un technicien du Louvre, Vincenzo Peruggia, chargé de poser des vitres sur les tableaux du Salon Carré du Louvre ce jour là. 

Ce  fils d'émigré italien a été marqué par la lecture d'un livre sur les spoliations Napoléoniennes (ce qui aurait été le cas des Noces de Cana, également exposées au Louvre, mais pas de Mona Lisa qui avait été achetée de façon on ne peut plus régulière par François Ier à son auteur en 1518) et aurait voulu le restituer à son pays.

Il voudrait la voir accrochée au Musée des Offices, et propose ainsi, par le biais d'une correspondance signée Leonardo V. et envoyée de Paris à l'antiquaire Alfredi Geri, de la vendre au Directeur du célèbre musée florentin.

Improbable justicier du patrimoine artistique, Peruggia invente le vol "patriote" et marquera définitivement les esprits et l'histoire du musée.